Paul Hoffmann, alias Oxymore


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S. Dali










Liberté

Le monde est las, les gens surexcités. Il n’y a plus d’au-delà à espérer, de chemin vertueux où poser ses pas. Avec son esprit tortueux, l’homme se perd dans les certitudes. Et, ne sachant à quel saint se vouer, à quelle morale se fier, il cherche en vain le sens de son existence. Où aller ? Ailleurs, bien loin d’ici ? Non. Dans notre ère sans rêve, nous sommes condamnés à rester enfermés dans l’exactitude ; prisonnier du sort jusqu’à la mort. Certains tentent de sortir de la servitude, survoltés par l’hyperactivité. D’autres, plus insouciants, moins inconscients, se grisent des plaisirs de la vie en consommant leurs plaisirs jusqu’à l’éternité. Quoi qu’il advienne, ces âmes en peine ne peuvent ignorer la futilité de leur fuite. Le temps assène ses coups sûr. La vitesse n’est qu’un leurre pour vivre au superlatif, ivre d’attraits superficiels, la vitesse tue plus vite… Alors je préfère être insensé ! Dans le ciel de mes rêves obscurs, je m’abandonne, porté par le désir et la volupté, tout au plaisir, heureux de ne plus m’appartenir. La lenteur est mon paradis ; la folie ma liberté…




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