Paul Hoffmann, alias Oxymore


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batisse




















Ma vieille bâtisse


Je crains ce fantôme qui sommeille entre mes murs
A présent qu’il n’est plus qu’un souvenir damné
De chair et d’os liés à l’ombre du passé
Car sa beauté plane encore sur mon clair obscur.

Volets clos, les fissures creusées par les ans
Ouvrent sur la façade des plaies béantes
Où s’achemine la vermine puante
Pénétrant peu à peu mes fondations d’antan…

Là, dans les minuscules interstices
Se révèlent les failles de l’édifice
Invisibles à l’œil nu; il faut sonder le cœur

De cette matière brisée par la fureur
Pour découvrir les tourments irrémédiables
Dans la carcasse de ma bâtisse affable.







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