Paul Hoffmann, alias Oxymore


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Mon deuil s’achève sur ces poèmes sortis de mes entrailles après y avoir puisé, à la source de mon âme, toute la force d’un attachement profond et sans faille.
Liberté paradoxalej’ai eu tant de mal à me libérer de celle que j’ai tant possédée… de ces liens qui étaient aussi les siens…


Le bonheur des larmes


Les larmes du bonheur coulent à flots dans nos cœurs
Laissant nos âmes en deuil exhorter la douleur…

Dans le clair-obscur jaillit parfois une lueur;
Cette pâle lumière qui éclaire l’existence
Brumeuse des milles feux de sa clémence
Honore les sens de la vie de ses viles horreurs.

Oh regards de braises, ravivez les tensions
De l’improbable union des amants passionnés.
Oh cœur transis, offrez votre pudeur blessée
A la mélancolie et aux exhibitions.

Ma Flamme, goûtez à ce calice, la douleur
Des délices apportés par les doux châtiments
De vos caprices; pour chasser les tourments
De votre âme, bravez les supplices de la peur.

Les défis décadents mènent vers l’absolution
De ces corps en fusion, à jamais emportés
Par la fièvre du désir; l’abandon consumé
Des péchers s’élève en volutes de frissons…

Notre amour absolu ne connaît que la douceur
Des émois profonds qui hurlent de jouissance;
La communion de ces émotions en souffrance
Conduit sans détour sur les chemins du bonheur…

Les larmes du bonheur coulent à flots dans nos cœurs
Laissant nos âmes en deuil exhorter la douleur…




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