Paul Hoffmann, alias Oxymore


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Douceur corsée


Le soleil est là, mourant, sur Santa Giulia;
La chaleur du couchant emportée par le vent
Abandonne la baie aux ombres de mes tourments,
A mon âme hélas, errant, seule sans Paloma.

Elle et sa douleur, offerte, nue à l’au-delà;
Je la suis où qu’elle aille et jusqu’au firmament
Nos rêves s’enlacent sans que nul ne sache comment
Ma diva en deuil, inerte, monte vers Bavella.

Des aiguilles plantées, à mort, dans la chair des reins
Elle suit coûte que coûte, son sort, au pas du destin.
Dans la clairière baignée de lumière l’eau murmure

Les mélodies en pleurs d’un bonheur si peu sûr.
Seuls et enchaînés, d’amour, nos corps en liesse
L’un à l’autre, toujours, se donnent dans l’ivresse.







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