Paul Hoffmann, alias Oxymore


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flamme





















Ma Flamme,


Ouvrez grands vos beaux yeux
Pour voir dans mon regard
Votre désir hagard
Luire de milles feux

Votre corps prisonnier
Attend sa délivrance
Offert en confiance
A mes caresses osées

Comme un souffle fragile
Vos soupirs se révèlent
Quand nos langues se mêlent
En complaintes dociles

Tendez votre poitrine
Vers mes mains avides
Pour sentir le vide
Sur votre peau féline

Quand mes doigts effilés
Ne s’immiscent pas encore
Dans votre sexe d’abord
Luisant et si mouillé

Osez hurler d’envie
Que je baise vos lèvres
Gonflées par cette fièvre
Qui hante toutes vos nuits

Abandonnée au vice
De ces humiliations
Pleines de tentations
Sublime sacrifice

Pour élever l’amour
Tout lui faire endurer
Les supplices effrénés
De mes ardeurs toujours

Ecartez vos fesses
Sans pudeur montrez moi
La douceur des émois
Profonds et en liesse

De votre jouissance
Quand je prends peu à peu
Ma place dans le feu
De vos entrailles en transes

Pour unir la chaleur
De nos sueurs mêlées
Dans cette étreinte marquée
Par le goût du bonheur.




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