Paul Hoffmann, alias Oxymore


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gloire




















A la gloire des miroirs


Transparents, profonds ou argentés, les miroirs
N’offrent qu’une image cette trace laissée
Par les ans sur le vieux visage tourmenté
De nos amours mortes creusé par tant d’espoirs

Déçus dans un passé déchu de ses devoirs
Nos corps tordus et difformes traînent leur carcasse
Loin des sarcasmes et n’osent regarder en face
Perdus ce présent qui fut et qui fuit le noir

De ces années de gloire ne reste qu’un regard
Baigné de lumière où luit encore la vigueur
Eternelle jeunesse de l’amour et du bonheur
Ne pouvant plus croire qu’on peut charmer sans fard

Sur le verre poli jaillit un éclat sombre
Au pâle reflet d’une passion jadis éteinte
Et qui court encore et encore sur lui sans feinte
Ce miroir de la vie troublé par nos ombres






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