Paul Hoffmann, alias Oxymore


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ondine

















Ondine


Sur ses deux jambes de statue
Ondine domine la peur
De sa majesté sans vertu
Quand elle offre une eau sans aigreur

Chaude au passant assoiffé
Qui suit ses pas de naïade
Baigné d’un voile de liberté
Livré à une noyade

Certaine dans la fontaine
De jouvence où elle l’entraîne
Dans les algues où elle l’enchaîne
Pris par la vague soudaine

De cette chaleur intense
Lui saoul de son soulagement
Elle toute à l’envie de ses sens
Ensemble dans ce sacrement

Indécent leur désir scintille
Quand il coule sur le satyre
A gorge déployé et brille
Dans les yeux profond du martyre.




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