Paul Hoffmann, alias Oxymore


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portesfolie








Quand le vertige du silence berce mes sens
Mon corps s’oublie dans une douce absence.


Aux portes de la folie


Un courant d’hiver a claqué la porte claire;
D’un été lumineux qui chantait la clameur
De désirs amoureux, il ne reste que l’horreur
Des feuilles mortes emportées dans l’ombre de l’air.

Tout est clos; cet univers couvert
De glace et d‘insensible effroi s’est refermé
Sur un tombeau où seul, lié comme un forcené,
Je vis encore ce passé ardent à l’envers.

Tel un fou hypnotisé par des yeux livides,
Je heurte les murs et les portes closes, avide
De liberté; pourtant, plus rien ne fait mal

A mon âme anesthésiée. L’instinct animal,
Confiné à un horizon capitonné,
Conduit avec ennui ma triste destinée.




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