Paul Hoffmann, alias Oxymore


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valse












Camille Claudel








La valse triste


Belle, tendre belle, te voilà sous les feux du bal ;

On t’observe, on t’envie ; toi, tu tournes et tu ris.
Adulée, jalousée, dans ta robe du soir,
Grisée par mes regards, tu me cherches sans me voir.
Ton écrin noir est le ciel de mes envies.

Dans cette valse affolante, tu tournes et tu ris.
Mes bras captent l’onde naissante de ton corps
Qui s’abandonne à la jouissance, une fois encore,
Emporté par la folie, les pleurs et les cris.

Au milieu de la tourmente, tu tournes et tu ris,
Blessée ou ranimée, tu gardes encore l’espoir.
Elevée par mes regards, tu cherches sans me voir,
Dans cet éclat de lumière ou cette vie sans nuit.

Personne ne t’oublie ; toujours, tu tournes et tu ris.
Dans mon cœur brille ce frisson, il n’est pas mort,
Après avoir été révélé, il s’endort
En attendant de ressusciter sans un cri…

Belle, tendre belle, ô si lasse sous le feu du mal.




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