Paul Hoffmann, alias Oxymore


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vertige

















Le vertige des sens


Devant la profondeur de ton regard, ma Belle,
Le vertige asservit mes pas pour mieux troubler
Mes sens agités; folle ivresse à supporter
Sous tes yeux balayant d’une onde sensuelle

Mon corps nu et offert. Comme un pantin pendu
Aux fils de la vie, je sens tes mots me guider
Sans fin pour assouvir l’appétit exalté
Dans le miel de ta voix, amère ou éperdue…

Et quand, plongé au fond des ténèbres, j’oublie
Mon passé et je fuis l’ennui de ce présent,
Ton odeur épicée aux relents indécents
M’apporte la douceur de l’opium. Et je plie

Sous le charme de tes paradis artificiels,
Prêt à tout pour entretenir la dépendance…
Enchaîné à toutes tes caresses, essence
De mes sens, ma peau transpire l’amour et son fiel.

Pas de tempérance dans mon inconscience
Je revendique mon appartenance aux saveurs
De ton sexe effronté trempé par tant d’ardeur
Pour me perdre à jamais avec insouciance.




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