Paul Hoffmann, alias Oxymore


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Le vertige du silence


Un cri sourd étouffé par des soins ascétiques;
Comme une rage de vivre anesthésiée;
Plus libre que jamais, et pourtant enchaînée;
C’est bien toi qui te bats pour une vie unique.

Le vertige du silence aurait pu t’emporter.
Là, quand ton corps s’oublie dans une douce absence,
Un repos éternel loin de toute espérance,
Ton combat donne un sens au défi d’exister.

Face à la maladie qui stérilise l’envie
Et prive de plaisir, tu dresses fièrement
Les armes. Conquérante assiégée par le temps
De la lutte, tu serres les poings de la survie.

Tu trempes une plume acérée dans l’encrier
Noir et profond des maux à mots de ta conscience
Pour cerner ce mal morbide avec impatience
Et justifier le sacrifice des années.

Plus qu’un don, tu nous livres un abandon tragique
A la médecine, dont la course effrénée
Sauve les malades comme elle les tue, sans pitié.
Merci à ton témoignage, fort et authentique.




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